La canon. Attention, arme absolue. La canon, comme son nom l’indique, ne manque pas de munitions pour nous abattre. Elle est très, mais alors très belle, et le pire c’est qu’elle le sait. Quand elle se pointe devant le team masculin (oui, il y en a encore quelques-uns), elle sait que c’est gagné d’avance. Il faut dire que sa tenue de combat est super élaborée dans ce but: tissu minimaliste à tous les bons endroits. La tactique est d’une simplicité enfantine, elle consiste à s’asseoir sur la table, un niveau au-dessus des zigotos encore un peu créatifs. Dans cette position de force, elle se penche face à deux guignols, déjà forcément en proie à leurs instincts primaires, laissant largement voir toutes les merveilles que peut recéler un 90 D. Une fois leur activité cérébrale réduite à celle de l’homo ça pince, la canon leur déballe un brief archi complexe, auquel forcément il ne pigent queue d’alle. Et s’il leur restait un ou deux neurones valides, elle assène le coup de grâce en laissant tomber le brief en question et le ramasse, offrant un panorama affolant sur la taille basse du jeans. Trois jours plus tard, nos deux cocos, toujours anesthésiés du bulbe, ont été incapables d’avoir la moindre idée et se font forcément passer un savon se terminant inévitablement par: «De toutes façons, on ne peut jamais compter sur vous les mecs». Et voilà comment la canon fait de nous des boulets.
La chienne de garde. Soyons honnêtes, cette poulette n’a souvent rien à voir (et rien à montrer…) avec la catégorie auparavant citée. Et le fait qu’elle se fringue avec des sacs poubelles (très chers en général et commis par des «créatrices» aussi moches qu’elle) n’arrange pas les choses. Avec son look à la Fax Culture, la chienne de garde fonce systématiquement dans le lard de tout bonhomme qui n’est pas estampillé fémininement correct. Et quand vous osez timidement lui dire bonjour à deux mètres (plus près, c’est déjà du harcèlement sexuel), elle vous scotche avec une réplique du genre «Bon jour ? Tu voulais dire bonne journée, j’espère». Même le boss tremble devant cette furie en chiffons quand il essaye de lui expliquer qu’une camionneuse la tête rasée en salopette, c’est pas le mannequin idéal pour la nouvelle campagne des laines à tricoter «Douce Mémé». De toutes façons, il n’y a pratiquement plus personne pour la contredire car qui a encore envie de subir 45 minutes d’argumentation militante avec une voix qui tient plus de la perceuse que du gazouillis ? C’est ainsi que les chiennes de garde arrivent aujourd’hui en force aux postes à responsabilité pour notre plus grand malheur, pauvres diables, misérables nous les hommes.
Concluons quand même sur une note optimiste. Je vous laisse en partant déjeuner avec une copine qui veut me convaincre que quelques femmes dans la pub ont encore le sens de l’humour…