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Comment choisir un bon rédacteur ?

Vous avez des textes à réaliser. Comment choisir le bon rédacteur pour que ses mots ne deviennent pas vos maux ? Voici quelques questions essentielles et plusieurs pistes qui pourront vous aider dans votre processus décisionnel.

Recourir à un rédacteur généraliste ou à un spécialiste ?
Vous avez une douleur au ventre. Est-il préférable de visiter le médecin de famille pour une approche globale ou le gastro pour une anamnèse plus détaillée ? Dans la rédaction comme dans la santé, la question se pose aussi en ces termes : généraliste ou spécialiste ?
Un rédacteur ne maîtrise pas tous les sujets, tant s’en faut. Certains domaines sont si pointus – description de grandes complications dans l’horlogerie, produits hautement complexes dans la finance, l’activité sexuelle des escargots de Bourgogne en période de reproduction, etc. – qu’ils exigent une grande expertise. Dans ce cas, mieux vaut recourir aux services d’un rédacteur spécialisé, surtout si votre public est constitué de connaisseurs.
Le rédacteur spécialisé possède un double avantage : la matière et le jargon n’ont pas de secrets pour lui, et il pourra vous donner sa contribution sur le fond et pas seulement sur la forme.
Si vos textes sont destinés avant tout au grand public ou au B2B, mieux vaut s’attacher les services d’un rédacteur généraliste, qui pourra sans doute mieux transmettre votre message, puisqu’il devra tout d’abord s’efforcer de le comprendre lui-même, en tant que client lambda.

Choisir un rédacteur expérimenté ou un novice de la syntaxe ?
Si votre marque est l’héritière d’un style de communication bien spécifique et d’une charte rédactionnelle rigoureuse, mieux vaut faire appel à un rédacteur novice ou à un scribouillard relativement flexible de la plume.
Pourquoi ? Parce qu’il est difficile d’enseigner de nouvelles grimaces aux vieux singes ! Un rédacteur avec de la bouteille a normalement déjà forgé son style. Il rencontrera ainsi plus de difficultés à se fondre dans votre tribu et à reproduire ses modes d’expression.
Dans les autres cas, c’est-à-dire pour l’immense majorité des travaux rédactionnels, mieux vaut recourir à un rédacteur qui possède quelques kilomètres au compteur. Celui-ci saura transmettre votre message de façon claire et concise et séduire les lecteurs sans se perdre dans de longus discours.

Privilégier un (réd) acteur local ou global ?
Le rédacteur peut-il exercer ses fonctions depuis l’autre bout du monde, ou doit-il obligatoirement se trouver à proximité de votre entreprise ? Globalisation oblige, vous avez certainement déjà reçu des offres parfois alléchantes de réalisation de contenus depuis des endroits plus connus pour le tourisme que pour leur réservoir de lauréats du prix Goncourt.
Mais pour répondre à cette question, vous devez d’abord vous en poser une autre : vos clients sont-ils localisés avant tout en Suisse romande ou proviennent-ils de toute la Francophonie ?
Si votre cœur de cible se trouve essentiellement sur le territoire helvétique, optez sans hésiter pour un rédacteur local : il est impératif de connaître votre culture et votre marché, afin de partager un minimum d’affinités avec vos clients.
Vous êtes un acteur global ? Vous pouvez sans problème solliciter les compétences de rédacteurs francophones du monde entier, pour autant bien sûr qu’ils maîtrisent parfaitement la langue de Prévert. En plus, vous pourrez économiser quelques centaines, voire milliers de francs.
Une mise en garde, toutefois : le bon marché de l’étranger – style 15 euros le texte – s’avère souvent au bout du compte trop cher. En effet, les standards de qualité rédactionnelle sont beaucoup plus fantasques dans certains pays comme la Tunisie, le Sénégal ou Madagascar, pour ne citer que ceux-là. Et il vous faudra souvent faire le ménage derrière.

(1ère partie, la suite le mois prochain)

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Un commentaire

  1. J’ai hâte de pouvoir lire la suite !

    Je me suis particulièrement reconnu dans l’idée du local contre global : la Suisse romande (comme toutes les régions francophones) a des spécificités culturelles et syntaxiques, et j’en passe. Par exemple, je me rappelle un article écrit par un spécialiste que nous n’avions trouvé qu’à Paris et son article comportait un passage faisant mention des transports en commun et de ce que vous pouviez y faire, sauf qu’il a parlé du métro … et seul Lausanne en est équipée!

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