1. Le Yapadsous: une discipline de plus en plus en vogue dans les agences. Ca consiste à faire des grandes campagnes avec des moyens de plus en plus petits. Argument massue en faveur du truc, « On peut toujours avoir une super idée pas chère » dixit le CEO. Et voilà les (très) pauvres créatifs en train de passer plus de temps à chercher des solutions à deux balles qu’à se creuser le citron pour trouver le concept qui fera un lion à Cannes. De toutes façons, ils n’y foutront pas les pieds à Cannes, mais le CEO se la pète au Majestic avec tous ses clients invités aux frais de l’agence, grâce aux économies réalisées par une pratique intensive du Yapadsous.
2. Le Yapadmorale: jeune créa, méfie-toi comme de la peste des vieux tifs qui sont toujours à l’affût d’une bonne idée à piquer aux tendrons dans ton genre. Toi, encore plein d’illusions, tu participes à une séance et tu poses en toute naïveté une top idée sur la table. Tu peux être sûr que dans les 30 secondes qui suivent, ton idée elle sera récupérée par un AD, rédac ou CD qui va se l’approprier et se la garder bien pour lui ! Je sais de quoi je cause, j’y ai eu droit pendant mon premier stage… Et le pire, c’est que l’idée en question elle a même gagné un prix. De toutes façons, on n’a jamais vu le nom d’un stagiaire dans les crédits d’un prix, ou bien ? Allez voir les lions suisses sur le site canneslions.com, vous découvrirez même un bronze revendiqué par six CD !
3. Le Yapadfun: bienvenue dans le côté obscur de la force ! Nos baby pubeurs vont réaliser que l’envers du décor n’est pas aussi blingbling qu’ils ont pu le croire. Après une bonne cure de stress (délais de dingues), d’adrénaline (CD méchant) et de désillusions (une semaine de boulot à la poubelle en 10 secondes), ils capteront enfin que leur futur job est fait de 80% de vrais emmerdes pour seulement 20% de vrai plaisir. Allez, on va quand même conclure sur une note optimiste, rien que pour ces 20% là, ça vaut vraiment la peine de s’accrocher. Welcome in the monde merveilleux de la Werbung !