Edito

Enfin !

Lorsque vous tiendrez ce nouveau Cominmag dans les mains, je suis sûre que vous ne manquerez pas de vous dire : « Il était temps de changer de maquette ! » Je vous rassure, je pense la même chose que vous !

Voici dix ans, lorsque l’on me confia la rédaction en chef de Cominmag, le magazine de la Fédération romande de publicité (aujourd’hui Publicité Suisse) n’était distribué qu’à ses membres. Ma mission était de l’ouvrir au marché et de mettre l’accent sur les acteurs de la communication en Suisse romande. En résumé, en faire un vrai B2B. Car face aux supports alémaniques, qui reprenaient rarement les informations romandes, on n’avait l’impression qu’il ne se passait rien ou presque rien dans les métiers de la publicité, du marketing et des médias de côté-ci du pays. Décider d’en faire un mensuel était par conséquent un pari : « auras-tu suffisamment de sujets à traiter ? » Telle était l’inquiétude de ceux qui me mandataient.
Par inconscience ou par goût du risque, le choix de la maquette ne fit pas cas de ces craintes. Avec Olivier Cretton, responsable de la publication, nous avons alors (nous étions en 2003 !) délibérément choisi de nous inspirer du la presse professionnelle américaine dont les supports étaient très denses. Un graphiste de Ringier Romandie dessina cette maquette qui a tenu dix ans. L’objectif était de montrer qu’en Suisse romande les annonceurs, les agences et les médias avaient des idées et que le niveau créatif n’avait plus rien à envier à la scène publicitaire zurichoise. Mission accomplie !

Cominmag a suivi le marché et s’est ainsi transformé en un observateur de l’extraordinaire mutation que vit ce secteur. Et d’observateur à acteur, il n’y a qu’un pas, que nous avons franchi en 2005 en créant le site cominmag.ch. Ensuite, nous avons été parmi les premiers magazines à avoir une présence sur les réseaux sociaux. Tant et si bien que bon nombre de nos abonnés ne manquaient pas de me reprocher « d’être trop 2.0 ». Cette passion pour le web s’est traduite par une première refonte du site en 2011. La seconde sera pour le premier semestre 2014. Mais pour bien l’engager, il nous fallait repenser tout l’écosystème de Cominmag.

En effet, nous étions un magazine et un site, or il nous fallait devenir un média décliné tant sur le print que sur le web et sur tous les supports mobile. Un changement de paradigme qui impliquait d’importants investissements. Compte tenu de notre structure microscopique (Cominmag ne peut compter que sur une responsable de l’édition print et web, un responsable de la publicitation print et web, et une personnes à la régie commerciale) nous ne pouvions pas nous rater. Olivier Cretton et moi-même avons entamé un important travail de refonte qui a débuté voici un an.

Le point de départ a été le magazine. Quelle est désormais la place du print dans un monde qui se digitalise ? Notre réponse, très bien exprimée par l’agence de communication créative Saentys, s’est traduite par la volonté de proposer un support qui mette en avant l’esthétisme. Si le web permet une lecture rapide de l’information, le print doit apporter désormais une autre expérience. On doit avoir du plaisir à toucher le papier, à regarder une belle mise en page, à découvrir de belles images. Cette maquette répond à tous ces critères et son potentiel apparaîtra au fil du temps. Un grand merci à Phillip Waterton et Thomas Marsh.

Deuxième étape, le site. La refonte du modèle digital a été menée avec Relax in The Air, une agence de marketing digital. Un travail de renaissance mené de main de maître par MC Casal, Sabine Dufaux. Tout le business model de Cominmag a été remis à plat afin d’imaginer une formule où tous les abonnés du magazine deviennent de facto des abonnés du site. Pour ce faire, il faut transformer le site afin que nos abonnés puissent avoir accès à toutes nos informations (news, agenda, articles, vidéos, travelling) non seulement sur un desktop mais également sur mobile et tablette. L’option responsive design a été privilégiée. Je reviendrai sur ce travail lorsque le nouveau site sera opérationnel à la fin du premier semestre. La première étape, codée par l’agence Virtua, ne donne pas encore la mesure de notre ambition. Patience, tout vient à point à qui sait attendre !

Comme vous pourrez le constater, nous abordons l’année 2014 avec une grande confiance. Cominmag se porte bien grâce à vous tous, ce qui est une preuve de notre utilité au marché. Aucune mission ne peut être plus noble que celle-ci. Etre utile a toujours été ma ligne de conduite, car comme j’ai coutume de dire lorsque l’on m’appelle pour me demander un renseignement ou un service : « si je ne sers à rien, alors tout ceci ne sert à rien ».

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