Intitulée «Impact économique de l’activité publicitaire en Suisse», l’étude montre que les restrictions croissantes à la liberté publicitaire en Suisse ont des conséquences économiques directes. Rien qu’un recul de 10 pour-cent du chiffre d’affaires de la branche de la publicité coûterait quelque 2200 emplois et entraînerait des pertes fiscales de près de CHF 15,5 mio. par année. Avec quelque 22 000 emplois à plein temps, l’ensemble de la branche de la communication – qui va de la publicité aux relations publiques en passant par le marketing direct jusqu’au sponsoring – génère un chiffre d’affaires de quelque CHF 7,3 milliard par année, soit une part d’au moins 1,34 % au PIB de la Suisse. Le reste du chiffre d’affaires réalisé, à savoir près de CHF 2,9 milliards par an, provient directement des branches apparentées à celle de la communication. L’ensemble des employés du secteur touchent conjointement une masse salariale de près de CHF 1,7 mrd., procurent des recettes fiscales à hauteur de quelque CHF 154 mio et paient quelque CHF 425 mio. aux contributions sociales.
Les chiffres précités sont des valeurs moyennes provenant des résultats de deux approches différentes. Mandaté par SW Schweizer Werbung | PS Publicité Suisse, le Laboratoire d’Economie Appliquée de l’Université de Genève (LEA), sous la direction du professeur Guiseppe Pini, a procédé à ce qu’on appelle une analyse input-output. Avec une analyse économétrique, le LEA a contrôlé et validé des données déjà disponibles fournies par des agences de publicité, des annonceurs et des entreprises de médias.