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Industrie 4.0 : L’usine intelligente est à nos portes

A l’occasion de la rentrée il m’a semblé intéressant de me pencher sur l’usine de l’avenir, sachant qu’elle est le résultat d’innovations telles que l’Internet des objets, la robotique, l’impression 3D et la digitalisation de nos économies. Les lecteurs de cette chronique, connaissant mon intérêt pour ces domaines, ne seront pas surpris par ce choix.

Un peu d’histoire d’abord. L’usine telle que nous la connaissons aujourd’hui est le résultat de trois grandes révolutions technologiques. La première est survenue vers la fin du XVIIIème siècle avec l’arrivée de la machine à vapeur et l’utilisation de l’énergie hydraulique. On pense au premier métier à tisser mécanique, apparu en 1780. Lors de la seconde révolution, survenue un siècle plus tard, l’électrification des machines a permis de franchir une nouvelle étape : c’était le début de la production de masse. La troisième révolution industrielle date du début des années 70, avec l’arrivée du premier automate programmable et de l’électronique. De l’avis de tous les experts, une quatrième et nouvelle révolution est en marche.

Tantôt appelée Factory 4.0 ou Industrie 4.0, l’usine de l’avenir est aujourd’hui est l’un des projets clés de la stratégie du gouvernement allemand en matière de hautes technologies.

Selon Wikipedia, « l’Industrie 4.0 correspond en quelque sorte à la numérisation de l’usine. À travers le recours à l’Internet des objets et aux systèmes cyber-physiques, c’est-à-dire aux réseaux virtuels servant à contrôler des objets physiques, l’usine intelligente se caractérise par une communication continue et instantanée entre les différents outils et postes de travail intégrés dans les chaînes de production et d’approvisionnement. L’utilisation de capteurs communicants apporte à l’outil de production une capacité d’autodiagnostic et permet ainsi son contrôle à distance tout comme sa meilleure intégration dans le système productif global. »

Une industrie plus flexible et plus respectueuse des ressources
Concrètement, les enjeux liés au maintien de l’activité industrielle sont en tous points considérables. A titre d’exemple, l’industrie représente aujourd’hui 75% des exportations européennes et génére 80% des innovations. Du point de vue des entreprises, l’Industrie 4.0 leur permettra de raccourcir les délais de commercialisation et d’avoir un outil de production plus flexible pour répondre à la demande de produits personnalisés, tout en étant plus efficace dans l’utilisation de l’énergie et des ressources naturelles. L’usine de l’avenir s’annonce donc comme une source de compétitivité à grand potentiel pour la Suisse, particulièrement en ces temps de franc fort.

Dans la course à l’Industrie 4.0, notre pays se positionne très favorablement. Comme j’ai pu le constater lors de l’événement RobotYx 2015 consacré ce printemps par Y-Parc Yverdon à la robotique et l’automation industrielle, le savoir-faire suisse dans ce domaine est bien réel. Je pense autant aux avancées de la recherche appliquée (CSEM et EPFL) qu’aux sociétés (startups et PME) qu’aux cabinets d’ingénieurs actifs dans ce domaine.

Usine de l’avenir : un événement à Porrentruy
Pour mieux comprendre les défis et les opportunités de l’Industrie 4.0, la Promotion économique du Jura, Alp ICT et I-Net organisent, dans le cadre du Bimo Forum du 17 septembre à Porrentruy, une conférence consacrée à l’Internet des objets appliqué à l’industrie. A cette occasion, le Prof. Nabil Ouerhani de la Haute-Ecole d’Ingénierie fera le point sur la situation. Les participants pourront entendre des témoignages d’utilisateurs et surtout découvrir l’application innovante de supervision en temps réel des moyens de production développée par Stemys, une entreprise jurassienne aujourd’hui à la pointe dans ce domaine.

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