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#InterviewCominmag à Gilles Aeby de Numéro 10 sur son offre « Quick & Dirty »

Gilles Aeby, qu’est-ce qui vous motive à proposer au client un nouvel outil d’évaluation d’agence, qui se dresse comme une alternative aux pitches ?
Notre rôle en tant que prestataire de service est de sans cesse se remettre en question pour comprendre les vrais besoins de nos clients, afin d’offrir des solutions innovantes bien ancrées dans leur époque. Dans ce sens, nous constatons que les pitches traditionnels tirent souvent en longueur et qu’ils manquent de transparence et d’explosivité. Entre le moment du briefing et le choix final de l’agence, il s’écoule en moyenne entre 40 et 50 jours. Un temps précieux pour tous nos clients qui sont confrontés à des délais toujours plus courts et qui doivent faire preuve de réactivité face aux défis qui les attendent. Fort de ses enseignements, nous avons souhaité développer une vraie alternative aux pitches, qui s’adresse aux clients plus pressés qui n’ont pas l’envie ni le temps d’attendre 2 mois pour découvrir leur nouvelle campagne, sans même savoir si elle sera pertinente et réussira à les convaincre. Ainsi est né QUICK & DIRTY, notre nouveau service créatif: 3 experts de l’agence qui s’installent dans les locaux du client et livrent 2 concepts créatifs en 48 heures chrono. Une formule conçue pour challenger les codes établis et réinventer la relation client-agence au moment de l’évaluation.

Est-ce que le lancement de QUICK & DIRTY signifie que Numéro10 ne participera plus aux pitches?
Bien sûr que non! Nous proposons simplement une option complémentaire au pitch, qui s’inscrit dans l’air du temps. Le client qui souhaite évaluer l’agence Numéro10 aura désormais deux portes d’entrée: le pitch traditionnel ou le QUICK & DIRTY qui promet 2 concepts créatifs en 48 heures chrono. Ainsi, nous ouvrons le champ des possibilités pour le client, qui peut effectuer son choix et faire son marché en fonction de ses affinités ou de ses contraintes. Mais rassurez-vous, Numéro10 répondra toujours à l’invitation des clients qui préfèrent recourir aux pitches traditionnels.

Mais alors, quelles sont les vraies différences de QUICK & DIRTY par rapport à un pitch classique?
Premièrement, le temps gagné: 2 jours pour Q&D contre 40 jours pour un pitch. Évidemment, nous ne garantissons pas le même niveau de développement sur la création, mais les concepts sont suffisamment avancés (scripts, esquisses) pour que le client puisse se projeter et faire un choix, avant de déclencher la phase de réalisation graphique. Deuxièmement, nous nous installons dans les locaux du client pour 48 heures. Nous développons nos concepts « en résidence » chez le client, sans filet et en toute transparence. Le client peut faire un pointage intermédiaire au bout de la première journée, ce qui lui permet de se rassurer quant à la direction prise par l’agence et d’ajuster certains détails si nécessaire. Cet échange et cette transparence sont inexistants dans un pitch traditionnel, puisque le client ne revoit plus l’agence pendant 1 mois, après transmission du brief. Sans aucune garantie du résultat, qui plus est. Enfin, le client profite d’un tarif modéré de CHF 4’000.— pour 2 concepts et ce montant est déductible des honoraires d’agence, si la collaboration se poursuit au-delà du QUICK & DIRTY.

N’est-ce pas un peu déloyal par rapport au reste du marché ? Sur les réseaux sociaux, on pouvait lire sous l’annonce de votre nouvelle offre : « si on est le seul à pitcher, on est sûr de gagner ! »
Rien de déloyal, car nous n’empêchons aucune agence d’adopter la même démarche et nous ne concurrençons pas le pitch traditionnel. Nous lui offrons juste une option supplémentaire. Et je donnerais une interprétation un peu différente de ce statement lu sur les réseaux sociaux: Si l’on prend des risques et que l’on sort de notre zone de confort dans l’intérêt du client, alors oui, on est sûr de gagner!

Combien de personnes de votre agence seront délocalisées ?
Notre taskforce QUICK & DIRTY est constituée de 3 experts :  Léa notre responsable du planning stratégique, Mathieu en tant que concept provider et moi-même, directeur et propriétaire de l’agence. Avec cette équipe, nous proposons une implication et un engagement personnel de la Direction de l’agence. A nous trois, nous nous engageons à livrer 2 concepts forts et pertinents au bout de 48 heures.

L’immersion est un service que les agences web proposent, on ne le faisait jamais pour la communication jusqu’à ce jour. Qu’attendez-vous de cette proximité ? 
Un rapprochement, une connexion et une transparence entre le client et son agence, dans la phase de conception. QUICK & DIRTY permet au client de sentir le pouls d’une agence créative à ses côtés, de tisser un premier lien avec les personnes clés de l’agence et de bien évaluer la chimie avec l’agence. Des ingrédients indispensables à la construction d’une vraie relation de partenariat à long terme, ce que nous privilégions depuis toujours avec nos clients.

En deux jours, nous n’aurez pas le temps de délivrer une campagne prête à être diffusée… rassurez-moi ! 
Nous n’avons pas cette prétention et ce n’est pas le but de l’exercice. D’ailleurs, il est également très rare qu’une campagne soit prête à être diffusée à l’issue d’un pitch de 40 jours. QUICK & DIRTY permet de gagner du temps en amont de la réflexion conceptuelle et de solidifier les bases de la relation client, par une implication mutuelle. C’est un service facile et rapide avec un très bon rapport qualité-prix.

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Victoria Marchand

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