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Que pensent les Suisses de leurs patrons ?

Les salariés suisses établissent un bilan moyen des performances de leurs supérieurs: avec 6,2 sur 10 points possibles, ils n’obtiennent que la note «satisfaisant» à l’issue de l’enquête de Kelly Services. Toutefois, plus de la moitié des personnes interrogées (53%) est d’avis que son chef a fait du bon travail et lui attribue une note de 7 et plus pour ses performances. Néanmoins, seuls 5% des sondés donnent le maximum de points.

Plus les collaborateurs et collaboratrices sont jeunes, plus ils jugent positivement leurs supérieurs: la génération Y (18?29 ans) attribue en moyenne la note de 6,6. La génération X (30?47 ans) et les personnes issues du baby?boom (48?65 ans) sont un peu plus critiques et donnent les notes moyennes de 5,9, respectivement 6,3. «L’évaluation montre qu’en règle générale, les supérieurs suisses sont compétents. Mais, la note moyenne tout juste satisfaisante de 6,2 indique toutefois qu’il existe encore un fort potentiel d’amélioration», affirme Peter Güggi, directeur général de Kelly Services Suisse. De toutes les personnes interrogées au niveau mondial, seuls les salariés de Porto Rico, du Mexique et de l’Inde attribuent la note moyenne de 7 et plus à leurs chefs. Les plus mauvais sont les supérieurs italiens, qui n’obtiennent que la note moyenne de 5,6.

Capacité à diriger et les talents de visionnaires 
Les salariés ont une représentation claire des qualités dont doit disposer un bon supérieur. La capacité à diriger arrive au premier plan pour les sondés, avec 27%, suivi d’une vision et d’une stratégie claires, avec 22%. Sont également importants la personnalité (16%), les capacités en matière de communication (15%) et le travail en équipe (14%). «Un bon chef n’est pas obligatoirement la personne ayant le plus d’expérience. Ce qui est déterminant, c’est la capacité à diriger et un style adapté à l’entreprise», explique Peter Güggi à l’analyse des résultats. «Le bon dirigeant doit être capable de communiquer clairement la stratégie de sorte qu’elle soit compréhensible et justifiée pour tous les collaborateurs.»

Aptitudes recherchées selon les secteurs
La comparaison sectorielle révèle de grandes différences: une stratégie claire est particulièrement importante pour les ingénieurs, les salariés du secteur pharmaceutique, des technologies de l’information et du tourisme. De fortes personnalités sont surtout demandées dans le secteur des prestations de services et de l’éducation. Dans le secteur de la restauration, le travail en équipe se place clairement au premier plan et est considéré comme la qualité majeure d’un supérieur pour 44% des personnes interrogées.

Différences entre les régions
En Suisse romande, la personnalité du supérieur semble jouer un rôle mineur – seuls 7% des personnes interrogées considèrent cette caractéristique comme étant la plus importante pour être un bon chef. Pour les Romands, un bon style de direction et une stratégie claire (28% dans les deux cas) sont nettement plus importants, suivis des capacités de communication et de travail en équipe (respectivement 16% et 15%). Des personnes interrogées issues de l’agglomération zurichoise jugent également le style de direction comme la qualité la plus importante (31%), suivi de la personnalité (23%), d’une vision claire (20%) et du style de communication (17%). Par contre, savoir travailler en équipe n’est considéré que l’attribut majeur d’un bon supérieur que par 4% des sondés.

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