La popularité croissante du fixedgear génère toute une gamme de nouvelles manières de se comporter dans l’espace urbain. À ce titre, près de vingt ans après l’émergence du skateboard, le fixedgear se profile comme le nouveau sport urbain susceptible de modifier notre conception spatiale. De plus, il draine également son lot de revendications contestataires. En termes de lutte antipollution, de logique de recyclage ou d’instauration de réseaux économiques parallèles, la culture du fixedgear relève, selon certains, d’un activisme vélocipède foncièrement subversif. Un positionnement résumé dans le slogan éloquent: “we own the streets”.
Bien que les coursiers furent pendant longtemps la communauté attitrée de cette mouvance, le panel d’utilisateurs est aujourd’hui extrêmement hétéroclite. Avec un peu de témérité, tout le monde peut un jour ou l’autre se laisser séduire par la fluidité de cette vélocité alternative. De surcroît, outre la fiabilité du matériel et l’indéniable frime collant à cet objet, cette fièvre permet d’assouvir sa passion pour le bricolage. En instaurant la customisation et l’exclusivité comme des valeurs centrales, cette culture pousse les passionnés à rechercher sans cesse les cadres, la peinture spéciale, les pneus ou les jeux de vis qui leur permettront de monter un modèle d’exception. Une fois photographié devant la porte du garage, celui-ci finit souvent par être exposé dans la galerie d’un site spécialisé.
A voir:
http://www.fixedgeargallery.com/
Série d’associations amusantes trouvées sur le site:
http://bikesnobnyc.blogspot.com/