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Le métier de DA – Jesus Gonzalez

NOM
Jesus Gonzalez

FORMATION
J’ai suivi la formation de communication visuelle en graphisme publicitaire d’une Ecole d’art en Espagne. Et je suis actuellement à l’école CREA le Cycle certifiant en stratégie digitale.

PARCOURS PROFESSIONNEL
Graphiste pendant 6 mois pour un magazine à Valence
DA et graphiste chez McCann Genève pendant 6,5 ans
DA senior à l’agence Trio pendant 4 ans
Indépendant depuis 1 an

Après une brève expérience en Espagne, j’ai eu la chance d’envoyer mon CV au bon moment et au bon endroit. Je suis entré chez McCann Genève en tant que DA junior. Au début des années 2000, cette agence comptait 70 collaborateurs.
Après le travail très compartimenté d’une agence network, j’ai voulu tester une agence indépendante et locale afin de pouvoir avoir un suivi plus global sur mon travail. En tant qu’indépendant, je constate que le métier de DA implique que l’on soit stratège, graphiste, concepteur-rédacteur, web designer et pourquoi pas Community Manager. Un DA est un homme à tout faire qui doit être capable de mettre un concept en image.
Pour ce qui est du web, n’ayant pas eu cette formation je me suis formé sur le tas au contact des juniors qui intégraient les agences ; mais il est vrai que je ne suis pas capable de développer un site. Ceci est un autre métier.

ACTUELLEMENT
Me sentant arrivé à maturité professionnelle, j’ai voulu tenter la voie de l’indépendance. Face aux contraintes que l’on subit dans les agences, je pensais trouver LA liberté. C’est une erreur, en réalité je subis plus de contraintes et le travail en équipe me manque. Je cherche donc à réintégrer une structure.

De plus le marché est devenu très tendu. Ce n’est pas le travail qui manque mais les attentes des annonceurs qui ont fortement changé. En effet, ces derniers sont à la recherche de freelances capables d’offrir à eux seuls tous les services d’une agence : il doit créer un concept, développer une stratégie de communication, et créer une identité avec déclinaison visuelle off et online. Résultat : moins d’interlocuteurs, moins de frais et moins d’honoraires. Le tout dans des délais impossibles à tenir.
Il est impératif de redéfinir le « cahier des charges » d’un DA en Suisse Romande sous peine de griller ces professionnels et de les dégoûter de leur travail.

QUE FAIRE POUR BIEN FAIRE ?
Là est toute la question. Il faut accepter le fait que le secteur s’est diversifié : nouveaux métiers, nouvelles spécialisations et nouvelles règles. Les marchés, les cibles, les canaux et les méthodes de consommation sont aussi trop variés à l’heure actuelle. Il faut travailler AVEC le client et avec des partenaires spécialisés. Il faut donc des vrais workshops et une collaboration avec l’ensemble de la chaîne pour en sortir la substance. Qu’un seul intervenant omniscient garde le lead n’a plus de sens. Finis les patates chaudes qui voyagent de main en main !
Cela éviterait justement les tensions actuelles quasi belliqueuses agences-clients, ou entre départements de créa et les accounts, etc.

L’AVENIR ?
Les marques ne vont pas tarder à se fatiguer de travailler avec différents interlocuteurs non connectés qu’elles piochent ici et là ; et vice-versa. Dans un monde si versatile, la solution serait peut-être d’avoir en face une constellation de petites structures spécialisées qui ont l’habitude de travailler ensemble et dans le même sens. Il faut arrêter de morceler les mandats et les briefs entre diverses agences.

UNE PHRASE POUR VOUS VENDRE
Je ne suis pas une diva mais un divan de psy !


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