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Mais où donc va s’arrêter la vidéo de Matt?

A_D_Mayor.gifMatt Harding danse. Autour du monde. Plus d’un million et demi de spectateurs ont déjà rêvé en assistant à sa performance. Pourtant, Matt n’est pas danseur étoile, mais un jeune programmeur de jeux vidéo qui réside à Seattle (USA).

Matt, en fait, ne sait même pas vraiment danser. Il l’avoue sur son blog, c’est plutôt une « série coordonnée de mouvements en rythme » qu’il effectue. Il a eu l’idée de se filmer lui-même en train de se déhancher devant les plus célèbres monuments de la planète lors d’un périple qui l’a mené autour du monde en 2003. Mis bout à bout, ces moments forment un clip vidéo de trois minutes environ. Une parfaite invitation au voyage.

Diffusée via le Net, la vidéo a rapidement connu un succès certain. Une musique envoûtante (le tube Sweet Lullaby du groupe Deep Forest), des endroits de rêve, tout pour plaire rapidement aux internautes qui ont diffusé la vidéo autour d’eux, bel exemple de diffusion virale.

L’an dernier, l’idée d’un nouveau tour du monde démange Matt. Il contacte un sponsor, la marque de chewing-gum Stride. Leur baseline? Le goût qui dure plus longtemps. Un accord parfait avec le concept du voyage de notre ami, qui visitera cette fois pas moins de 39 lieux considérés comme des merveilles du monde.

Cadbury-Schweppes a eu fin nez. « Where the Hell is Matt? », version 2006,  rencontre un succès fulgurant. Vous l’avez peut-être reçue par email. Ou vue sur un des milliers de blogs qui ont publié la jolie histoire qui va avec.

Mieux encore, le clip figure dans le top 100 des vidéos les plus regardées sur YouTube, une des principales plateformes de diffusion de vidéos générées par les utilisateurs. Le compteur indique déjà 1,7 million de téléchargements pour la vidéo mise en ligne par Matt Harding lui-même, dont près d’un demi-million pour le seul mois de juillet.

Mais ce chiffre est largement inférieur à la diffusion réelle. Sur YouTube, la recherche sur les mots-clés « Matt Harding » génère plus de 200 résultats, « Dancing Man » plus de 3000, « Where the Hell is Matt » plus de 60, et ainsi de suite. Quelques parodies plus ou moins réussies dans ces résultats, mais de nombreux utilisateurs ont chargé eux-mêmes la vidéo originale, générant ainsi également des dizaines de milliers de vues sur leur compte.

Il est sans aucun doute impossible à l’heure actuelle d’additionner tous ces chiffres épars. Et encore, comment estimer le nombre de vues par les récipiendaires de la vidéo par email?

Un vrai casse-tête pour l’analyste de Stride qui cherche à calculer son ROAS, non?

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annedominique@cominmag.ch

Cette journaliste économique est une passionnée des blogs. Non seulement, elle a lancé le sien, mais elle organise des séminaires d'initiation.

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