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Marie-Laure Sauty de Chalon nous parle de Aufeminin.ch

MHInterview de Marie-Laure Sauty de Chalon, CEO d’aufeminin.com

Quelle est la principale différence entre le portail aufeminin.com et la presse féminine ?
-Les éditeurs de la presse féminine définissent en amont quels sont les thèmes qui vont intéresser leur public féminin. Ils dictent l’agenda des thèmes qu’ils couvrent. Nous faisons exactement l’inverse. Chez aufeminin.com, nous sommes à l’écoute des intérêts de notre audience et lui amenons de l’information et du service en fonction de ses intérêts. Une question mène à une enquête qui ne demande qu’à être enrichie par les commentaires de nos communautés. C’est du « test and learn ».

Autre différence : la diffusion des contenus
-Le papier est un média de stock. Par conséquent, son contenu doit être construit selon des zones froides ou chaudes pour augmenter sa durée de vie.
Rien de tout cela sur le web. Nous sommes dans la culture de l’immédiateté et du sur-mesure. Prenons l’exemple de Marmiton. Vous trouvez les 3000 recettes sur le site, vous en choisissez une. L’application mobile va se convertir en un outil indispensable lorsque vous serez au supermarché. Dans votre cuisine, la vidéo sur Marmiton.TV sur YouTube vous secondera et enfin, vous pourrez publier votre plat sur notre page Facebook et revenir sur le site pour laisser vos commentaires sur la faisabilité de la recette.

Un dynamisme qui génère du ROI publicitaire. Votre portail n’a pas de paywall. En sera-t-il un jour question ?
-Notre relation avec les femmes s’est construite dans un contexte de gratuité. Passer au payant est un risque. Mais il est également certain que nous ne bénéficions d’aucune rente et que chaque jour nous devons remettre l’ouvrage sur la Toile. Nous sommes donc condamnés à réussir et, pour ce faire, nous devons rester à l’écoute des femmes qui nous suivent depuis des années. Mais il est certain qu’un paywall est apparemment une solution plus confortable pour un éditeur.

Croyez-vous que le display va rester un outil intéressant pour les annonceurs ?
-Dans un marché mature, l’intérêt pour le display n’est plus aussi évident, même s’il garde encore une place. Les annonceurs comprennent que créer des opérations avec les portails s’avère plus efficace, à l’instar de Coca Cola Light qui pour célébrer ses 30 ans a rencontré, en plus d’un dispositif digital conjoint avec nos rédactions, nos internautes dans la cour de notre immeuble.

Revenons au fonctionnement de aufeminin.com. Comment gérez-vous vos 17 sites ? Votre modèle est-il centralisé ?
L’autonomie vient avec le succès. Jusqu’à 1 million de VU nous gérons le contenu depuis Paris. Au-delà d’un million, nous installons un Product Manager et un responsable éditorial sur place. Au-delà de 3 millions, une équipe commerciale locale ad hoc est constituée. Et à plus de 5 millions, le site devient totalement indépendant, ce qui est le cas des sites allemand, italien, espagnol et britannique.

Quid du marché suisse ?
Il grandit et nos résultats actuels sont très encourageants.

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