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Rod Kommunikation : l’interview de David Schärer pour le 15e anniversaire de cette agence

Normalement, ce sont les agences romandes qui veulent ouvrir une antenne à Zurich. Avec Rod Kommunikation, c’est l’inverse! Son intégration dans le groupe Farner, lui a permis d’avoir un point de chute à Lausanne. Le public romand connaît son travail, notamment avec la campagne Covid. Le 15e anniversaire est l’occasion de mieux faire connaissance avec cette agence et David Schärer, partenaire fondateur, a répondu aux questions de Cominmag.

David Schärer, lorsque vous avez lancé Rod Kommunikation, vouliez faire de la publicité autrement ?
Nous sommes convaincus que la publicité peut avoir un impact optimal lorsque les relations publiques, l’orchestration de la campagne, la dramaturgie et le parcours client sont conçus et mis en scène ensemble. Nous avions cette conviction dès la création de l’entreprise en 2007, c’est pourquoi l’équipe fondatrice s’est constituée autour de la stratégie (Regula Bührer Fecker), des relations publiques (David Schärer), ainsi que du numérique et de la création (Oliver Fennel). Nous nous appuyons encore aujourd’hui sur ce mélange.

Durant ces 15 ans, qu’est-ce qui a été le plus facile et le plus difficile ?
Le plus simple pour nous est de nous enthousiasmer pour de nouveaux thèmes et de nouveaux clients. C’est ce qui fait la beauté d’une agence de publicité: on n’a jamais fini d’apprendre, on ne s’arrête jamais – les thèmes, les médias et les possibilités évoluent en permanence.
Le plus difficile est de se remettre en question en permanence, garder l’humilité des débuts et toujours chercher à être meilleurs.

Ces 15 ans, c’est le moment où le numérique a fortement impacté notre manière de consulter l’information et la publicité. Est-ce plus facile aujourd’hui de toucher le public?
Oui, tout à fait. Les gens se déplacent de manière fragmentée sur différents médias et plateformes. Il n’y a plus UN média qui atteint toutes les personnes en Suisse, mais une multitude de canaux et de points de contact. Il faut donc communiquer de manière toujours plus intégrée. Parallèlement, les budgets publicitaires ont diminué. Pour créer un effet, il faut être intelligent, nouveau et audacieux.

On vous connaît, en Suisse romande, comme l’agence de la campagne Covid. Comment avez-vous vécu cette surexposition? Avez-vous craint de n’être plus connus que pour cette campagne ?
Nous sommes très reconnaissants d’avoir été mandatés par la communication Covid de l’OFSP. Cela nous a fait beaucoup grandir. Mais nous espérons être aussi sollicités en Suisse romande pour des campagnes telles que «Slow down. Take it easy.» du bpa ou celle des CFF «en route comme chez soi» ou encore le travail pour 20 Minutes, car la plupart de nos campagnes sont d’envergure nationale. Pour notre 15e anniversaire, nous avons monté un pot-pourri que l’on peut regarder ICI.

Cette campagne Covid est comme une fiche signalétique qui restera gravée dans la mémoire de tous les Suisses. Finalement, elle ressemble à ce que les Suisses aiment dans la publicité: du factuel, du graphisme et beaucoup de texte…
Oui, c’est vrai, on se souviendra de cette campagne en raison de sa constance, qui était une composante importante, en raison de sa reconnaissance à travers les différentes phases et messages, et certainement aussi parce que tant d’entreprises, d’écoles et de particuliers ont eux-mêmes téléchargé, imprimé et affiché la campagne dans un système de milice.

Pour revenir à votre ligne créative: comment la définissez-vous ?
Stratégiquement fondée, proche des gens et de leurs sensibilités, aussi simple et intégrée que possible.

Que vous apporte votre intégration dans Farner ? Autrement dit, les agences de communication peuvent-elles se passer aujourd’hui d’inputs stratégiques ?
Grâce à ce rapprochement, Rod peut faire appel à de nombreuses compétences et prestations que nous n’avions pas auparavant, mais que nos clients nous demandaient. Par exemple, nous avons maintenant un bureau en Suisse romande, ce qui nous facilite la vie et celle de nos clients.

Les réactions anti-publicité vous inquiètent-elles? Comment interprétez-vous ce désamour? Est-ce en raison de la surexposition de la publicité ou des lignes créatives qui ne sont pas ou moins en phase avec le public ?
Cela ne nous inquiète pas. C’est simplement un défi qu’une agence doit relever aujourd’hui. Examiner sans cesse ses propres campagnes d’un œil critique, apprendre des choses, trouver de nouvelles solutions. Mais il y aura toujours des entreprises et des organisations qui voudront dire quelque chose à leur public. L’art de communiquer et de concevoir des idées qui fonctionneront demain.

Le public demande plus de transparence et d’inclusivité aux marques. Comment une agence comme la vôtre peut-elle les aider à présenter des messages qui soient bien perçus par tous ?
Beaucoup de choses ont effectivement changé au cours des 15 dernières années. La société est devenue plus attentive et aussi plus critique à l’égard des marques et des entreprises. En tant qu’agence, nous travaillons depuis toujours au carrefour entre l’économie, la société et la politique. Nous essayons d’être proches des gens et des thèmes qui leur sont pertinents. Nous nous basons sur nos outils pour nous apporter des indications fiables sur les changements sociétaux, mais aussi sur notre intuition.

Comment imaginez-vous l’agence Rod Kommunikation dans 15 ans ?
Idéalement, dans un monde où il n’y a pas de guerre et où le climat est vivable.

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Victoria Marchand

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