Hier soir, devant un parterre de 250 personnes, s’est tenue une table-ronde sur le thème de l’intelligence artificielle.
Les intervenants étaient Esther Sève, fondatrice de l’institut Qualinsight, Lucrezia Bruni, Head of Data Science chez Swissquote et Camille Delesalle, Managing Director chez Havas Switzerland.
Etat des lieux
Comme le disait l’essayiste Paul Virillio : « Le progrès est à venir à condition de dépasser sa propagande ». Cette constatation lourde de sens s’applique parfaitement à l’IA qui est aujourd’hui l’enjeu de toutes les théories allant des plus positives (le gain de productivité va être énorme) au plus catatrophistes ( la fin des emplois liés à la création).
Tous les professionnels qui sont dans cette salle savent ce qu’implique une révolution technologique. Nous avons tous vécu en temps réel le développement du numérique. Nous avons accompagné l’avènement des réseaux sociaux, le développement de la publicité en ligne qui désormais se veut programmatique et de plus en plus autonome et intelligente.
En ira-t-il de même avec les nouveaux outils de l’IA générative ? Je vous rappelle que pour ChatGPT ou Midjourney qu’il n’a fallu que 5 jours pour que ces outils soient adoptés tant la barrière d’entrée est « humain frendly » pour ne pas dire simpliste.
Cette nouvelle ère ne fait que commencer. Le machine learning repose sur trois composantes : la qualité des données, le développement des algorithmes et la puissance de calcul. Dans ces trois cas, même si les startups qui créent ces algorithmes sont, comme OpenIA privées, tout l’édifice repose sur le volume de données provenant des plateformes sociales et des clouds aux mains des moteurs de recherche (Microsoft et autres Google). Autant dire que personne n’arrêtera rien ! Même si Musk demande un moratoire et que Biden invitent les acteurs de l’IA à la Maison Blanche, les réglementations seront, comme la GRPD, tardive.
Par conséquent, la différence se fera sur l’usage.
Quel est l’impact de l’IA début 2023 ?
Sans surprise, 79% des sondés déclarent être familier avec l’outil de l’IA générative : ChatGPT. Alors qu’ils ne sont à 46% que très ou peu familiers avec MidJourney.
Cette slide ci-dessous, nous indique que l’utilisation de l’IA se généralise notamment pour la rédaction de site, de traductions, de traitement et analyse de données, de chatbot, de création de visuels, de réalisation de sites + SEO, de conception de stratégie marketing et pour de la gestion d’opération ou de RH.
Les avantages avancés par les sondés ont trait à l’augmentation de la créativité, du gain de temps et de productivité.
Le cas de Swissquote
Et quid du côté des agences ?