Blue-Infinity : L’agence 360° existe bel et bien !
Publicité classique, branding, web, search engine, social media, cette agence qui fait le pont entre la communication off et online reste très discrète. Pour savoir pourquoi, je suis allée à sa rencontre.
Cela restera une des grandes interrogations de ma carrière journalistique. Comment ai-je pu passer à côté d’une telle agence ? D’autant que l’enseigne « Blue-Infinity » trône au-dessus de leur immeuble dans le quartier de la Praille à Genève ! Plus question d’attendre, un rendez-vous s’imposait. Quelques coups de fils suffisent pourtant à me rassurer, je ne suis pas la seule à méconnaître cette agence. La visite de son site me révèle une longue liste de clients, principalement internationaux. Est-ce la raison ? « Certainement, me rassure Pierre Aebischer, Managing Partner. Nous travaillons essentiellement pour des multinationales, des organisations internationales, des clients globaux ». Autre motif de cette discrétion : l’histoire de cette agence.
En effet, Blue-Infinity (B-I) a été créée en 1995 par une société informatique et une agence de communication classique. « A l’époque, nous faisions essentiellement des cd-rom et des bornes interactives. Nous sommes restés discrets, car le marché romand ne comprenait pas notre positionnement dual. Au contraire du groupe américain USWeb, qui était en train de s’étendre en Europe et qui a fini par nous racheter. Puis, en 1999, USWeb étant intégré à son tour par MachFirst, nous avons travaillé essentiellement pour des entreprises étrangères ». La bulle de 2001 permet à Pierre Aebischer et deux associés de faire un Management buy-out et de reprendre en main l’agence genevoise. « Nous avons gardé notre clientèle et avons intégré peu à peu des mandats plus locaux (notamment la Ville de Genève, Pictet, Lombard, Nespresso, etc.) ». Aujourd’hui l’agence compte 300 personnes, dont 180 à Genève. Elle a quatre filiales,en France (St-Genis-Pouilly), en République Tchèque, à Malte et à Hong Kong.
Branding, Technology, Integration
Le positionnement actuel de l’agence repose sur ces trois axes d’expertises. Assimilée par certains à une société de services et d’ingénierie informatique, B-I n’a pas à convaincre de son savoir-faire technologique. On ne compte plus le nombre de sites, intranets et plateformes e-commerce qui ont été élaborée par ses développeurs, sans oublier les applications mobiles et tablettes (iPhone et android). Le client Salomon Mavic est à ce titre exemplaire : un site B2B et B2C, une app iPad pour les revendeurs ainsi qu’un habillage intégral et dynamique online. « Notre force est d’avoir toujours misé sur l’expérience utilisateur, précise Fabrice Perrin, Engagement Manager ». Ce qui les a amenés à s’intéresser à la vidéo et à essayer de l’introduire dans la plupart des sites qu’ils conçoivent. « Le plus difficile est souvent de faire accepter cette idée à certains clients, spécialement dans le domaine bancaire. Mais dès qu’ils franchissent ce pas, on sort vite des images institutionnelles ». Et de leur proposer aujourd’hui des e-mails vodcasts dont les images sont montées dans le web TV studio que possède l’agence. « Lorsque nous passons à la qualité broadcast ou cinéma, nous collaborons avec des sociétés de production externes ».
Du web à la communication traditionnelle, il n’y a qu’un pas, qui démarre souvent par un mandat de branding. Identité visuelle du musée Patek Philip, du tournoi pour jeunes de l’UEFA, de la multinationale de l’aluminium Alcoa, etc. Un domaine où l’agence a été remarquée internationalement en remportant plusieurs prix. « Nous pouvons s’il le faut concevoir également des campagnes traditionnelles, mais le web reste notre core business ».
Agence web et de communication, cela ne signifie pourtant pas être une agence digitale. Qu’en est-il sur le terrain du 2.0 ? « Désormais, 60 % de notre activité est digitale, complète Pierre Aebischer. Nous couvrons tous les réseaux sociaux, de la stratégie au conseil en Community Management jusqu’à la modération ponctuelle ». Restera à transformer ces conversations en clients, ce qui implique une grande connaissance des outils de Search Engine. « Cette partie, bien que moins visible, est cruciale, relève Fabrice Perrin. La qualité du référencement, le choix des tags ou des mots pour un adword, la forme et la créativité du banner, tout compte et aura un incidence directe sur la fréquentation du site. Une nécessité notamment pour le e-commerce. D’où notre décision d’intégrer les divers métiers du web en un seul contact ». Centralisés ou spécialisés, les agences web et digitales vont devoir choisir. Pour B-I, c’est 360o toute !