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#InterviewCominmag à Natalie Sarrasin : “Qu’est-ce qu’un Business Game ? “

Natalie Sarrasin, professeure en marketing à la HES-SO, vous faites partie de l’équipe qui a encadré un Business Game cette semaine à Sierre. De quoi s’agit-il ?
Depuis deux ans, nous proposons le modèle de ce  jeu-compétition auprès des étudiants d’économie bachelor à plein temps et en emploi. L’objectif est de  réunir ces élèves en équipes afin qu’ils expérimentent, pendant une semaine, la vie d’une entreprise.

Cette année, cette entreprise fictive produisait des gaufres. Les étudiants devaient développer des gammes de produits, décider d’une expansion internationale, concevoir une stratégie marketing et de communication. Avec le recul, que leur apporte ce type d’expérience ? 
Au-delà des questions liées au marché, à la production ou à la gestion d’entreprise, les étudiants découvrent que l’aspect humain fait également partie de leur apprentissage. Réunis en équipes de 5 à 6 élèves, ils comprennent que tous n’ont pas les mêmes compétences et qu’ils doivent se faire confiance pour pouvoir avancer et mener à bien ce challenge. Un apprentissage que l’école classique n’arrive pas à offrir. C’est très formateur.

Concrètement comment fonctionne ce “jeu de rôle” ? 
On leur donne le thème le lundi matin et chaque demi-journée, on rentre leurs données afin d’avoir une vision sur l’évolution de leur entreprise. Une demi-journée correspondant à un mois. A la fin de la semaine, ils se retrouvent face à un Conseil d’administration composé d’experts externes à l’école qui évalue la viabilité de leurs choix stratégiques. L’objectif est de pouvoir mettre en pratique, de manière transversale, toutes les disciplines que l’on étudie dans une école de gestion : du marketing, en passant pas la fiscalité.

A la HEG  vous n’hésitez pas à sortir des sentiers battus. Après avoir testé le modèle des Business Game, vous avez lancé la première Team Academy de Suisse, une formation créée par les Finlandais. Dans ce cas, les étudiants fonctionnent comme des consultants et apprennent via les mandats qu’ils remportent. 
Il s’agit d’une orientation différente du bachelor en économie d’entreprise. Les étudiants qui choisissent ce format souhaitent être autonomes et travaillent par objectifs. Ils sont plus libres mais ils doivent s’auto-motiver, collaborer avec les autres élèves de la formation, ils s’évaluent par processus réflexif. Au bout des trois ans, ils doivent avoir atteint le même niveau de connaissance demandé pour le bachelor, ce qui change c’est qu’ils apprennent à leur rythme et via les mandats qu’ils réussissent à remporter.

On innove à Sierre ! 
Nous sommes conscients qu’il faut proposer de nouveaux modèles éducatifs. La société change et le modèle strictement académique laisse peu de place pour l’autonomie, la pensée critique, la bienveillance. Les étudiants aujourd’hui sont très sensibles à la co-création et les enseignements supérieurs se doivent de pouvoir répondre à cette attente.

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Victoria Marchand

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