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L’échange de données privées entre entreprises devrait largement dépasser l’Internet public en matière de croissance et de volume d’ici 2020

Pour sa première édition, le Global Interconnection Index montre à quel point l’interconnexion est en passe de devenir un élément essentiel de l’économie numérique mondiale

L’échange de données privées entre entreprises devrait connaître une croissance presque double et atteindre un volume près de six fois supérieur à celui du trafic IP mondial d’ici 2020. Tels sont les enseignements livrés par le Global Interconnection Index, une nouvelle étude de marché publiée par Equinix analysant les choix effectués par des milliers de fournisseurs de datacentres d’hébergement neutres et de membres de leurs écosystèmes dans le monde entier. À l’heure où les modèles économiques sont de plus en plus axés sur le numérique, distribués et dépendants de l’engagement en temps réel de nombreux utilisateurs, partenaires et fournisseurs de services, cet indice constitue un puissant nouvel outil de recherche. Il montre en effet comment les entreprises profitent de leur transformation numérique pour passer à l’action et mettre en place de nouveaux modes d’interaction avec leurs clients, partenaires et membres de leur chaîne d’approvisionnement. Cet indice fera office de référence annuelle pour suivre, mesurer et prédire l’augmentation de la bande passante d’interconnexion mondiale (soit la capacité totale fournie destinée à l’échange privé et direct de trafic avec un ensemble de contreparties et de fournisseurs à des points d’échange distribués).

« Les appareils mobiles, les réseaux sociaux, le cloud, ou plus globalement l’explosion des volumes de données provoquent actuellement des bouleversements prenant l’ampleur d’une nouvelle révolution industrielle », déclare Roger Semprini, directeur général suisse d’Equinix. « Dans ce nouveau contexte, les entreprises doivent impérativement évoluer, ce qu’elles font en adoptant l’interconnexion et en plaçant leur infrastructure informatique à proximité immédiate d’un écosystème d’entreprises réunies pour connecter leurs réseaux physiquement à ceux de leurs clients et partenaires. L’interconnexion facilite les transitions numériques en soutenant la consommation simultanée de plusieurs offres cloud à grande échelle. Cette approche permet ainsi d’améliorer la latence et les performances des réseaux, et offre aux entreprises davantage de contrôle opérationnel, tout en réduisant les risques de sécurité. »

Selon l’indice, la bande passante d’interconnexion devrait enregistrer une croissance annuelle composée de 45 % pour atteindre les 5 000 Tbps d’ici 2020. Elle surclassera ainsi le trafic IP mondial à la fois en termes de croissance (24 %) et de volume (855 Tbps)1. Son essor est également 10 fois supérieur (45 % vs 4 %) à celui de la technologie MPLS, le modèle généralement employé pour la connectivité d’entreprise.

Les principales tendances macroéconomiques, technologiques et réglementaires influant sur cet essor sont :

  • L’utilisation massive de technologies numériques, qui oblige les entreprises à prendre en charge des interactions en temps réel nécessitant davantage de bande passante d’interconnexion. Selon Accenture, ces technologies devraient apporter une contribution de l’ordre de 1 360 milliards de dollars aux productions des 10 principales économies mondiales d’ici 20203.
  • L’urbanisation, qui modifie les caractéristiques démographiques mondiales et crée un besoin de proximité vis-à-vis de services numériques concentrés sur des centres métropolitains. Plus de deux milliards de personnes devraient migrer vers de grandes villes d’ici 2035, créant ainsi une cinquantaine de grandes zones métropolitaines urbaines4 nécessitant une forte densité d’infrastructures d’interconnexion.
  • Les risques de cybersécurité, qui stimulent l’adoption de l’interconnexion. Les sociétés se détournent en effet de plus en plus de l’Internet public compte tenu de ses nombreuses menaces, et s’orientent vers le trafic privé de données. D’ici 2020, environ 60 % des entreprises numériques connaîtront d’importantes interruptions de services5 en raison de failles touchant à la fois leurs plateformes physiques et numériques.
  • Le commerce mondial de services numériques, qui inaugure une nouvelle ère de processus métiers dynamiques et crée une demande d’interconnexion. Les workflows numériques mondiaux nécessitent en effet un réseau mondial de zones métropolitaines interconnectées. Selon le cabinet McKinsey6, le commerce de services en ligne représente désormais 50 % des exports mondiaux de services dans le monde, et devrait être multiplié par 9 d’ici 2020.

Principaux faits 
L’indice fournit de nombreux renseignements sur l’accélération de l’adoption de l’interconnexion dans différentes régions du monde entier. Ainsi, les États-Unis représentent la région la plus mure sur ce plan, et devraient encore posséder la bande passante d’interconnexion la plus conséquente d’ici 2020. Cependant, d’autres régions se développent plus rapidement et devraient bientôt rivaliser avec leurs niveaux de déploiement. Le tableau ci-dessous montre les projections correspondantes pour les quatre régions :

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Victoria Marchand

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