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Swisscom fonde une nouvelle filiale dédiée au blockchain

Les blockchains représentent une nouvelle forme de bases de données. Cette technologie a été popularisée par son utilisation à titre de base de devises virtuelles comme le bitcoin. Elle s’apprête désormais aussi à révolutionner les sphères économique et administrative d’ici les prochaines années. Depuis 2015, Swisscom étudie et teste l’utilisation de blockchains, notamment à titre de solution pour le commerce hors bourse. Afin de continuer à faire progresser le développement d’applications de blockchains en Suisse pour ce pays, Swisscom vient de fonder Swisscom Blockchain SA.Le siège de cette nouvelle filiale se trouve à la Konradstrasse à Zurich. Swisscom détient la majorité (70%) des parts de l’entreprise. Les 30% restants sont la propriété du partenaire de fondation.Daniel Haudenschild, passé de la société EY à Swisscom, deviendra CEO de cette nouvelle entreprise.

Dans leur utilisation quotidienne, il apparaît logique que les offres en ligne soient entièrement numériques, mais les processus qui en sont à l’origine affichent cependant un mode de fonctionnement qui date de 40 ans, voire plus. Les chaînes de distribution, les flux de paiement ou les relations contractuelles sont souvent complexes, lents et onéreux. Il serait possible de simplifier ces procédures si chacune des parties engagées ne devaient pas tenir ses propres comptes et s’il existait alors une base de données commune à laquelle chacun pourrait accéder. Les blockchains, des bases de données à conception partagée, peuvent assumer ce rôle. Les données sont enregistrées de manière redondante pour tous les participants et sauvegardées sans changement.

Equipe de conseillers d’EY et atelier virtuel
Comme pour toute technologie révolutionnaire, c’est sa mise en œuvre qui décide de son succès. C’est pourquoi Swisscom réunit des spécialistes de l’élaboration d’applications ainsi que de la conception et du conseil. Une équipe expérimentée dans le secteur des blockchains rejoindra l’équipe de conseillers de Swisscom Blockchain SA début octobre 2017. Cette nouvelle équipe auparavant réunie sous la direction de Daniel Haudenschild était entre autres responsable à EY de l’acceptation du bitcoin EY à titre de moyen de paiement et de la mise à disposition d’un portefeuille virtuel de bitcoins pour tous les collaborateurs du monde entier.

Swisscom met de plus un atelier et des outils virtuels à la disposition des développeurs afin de leur permettre de procéder aux premiers essais: l’infrastructure Blockchain Crypto. Cette plateforme permet la mise en œuvre rapide de projets pilotes et de produits à faible viabilité (MVP). Elle peut aussi être utilisée sur une infrastructure sûre et hautement disponible pour le développement de solutions productives, de la même manière que Swisscom l’utilise pour les bases de données clients.

Solution pour les registres du commerce et l’action numérique
Swisscom travaille actuellement à l’élaboration de projets qui, dans les secteurs de la santé, des assurances et des banques, devraient permettre de nouveaux modes de coopération décentralisée et en réseau. Swisscom travaille ainsi à l’élaboration de prototypes de registre du commerce dans le cadre de digitalswitzerland. Un autre de ses projets est consacré à l’action numérique pouvant être négociée hors de la bourse. Si cette solution «C-Share» a un jour la possibilité de s’imposer, elle ouvrira alors aux entreprises de nouvelles sources de financement. Swisscom a d’ores et déjà réalisé Swiss OTC Blockchain, le prototype de logiciel d’une solution pour le commerce hors bourse, basé sur la technologie blockchain, et élaboré dans le cadre d’un conglomérat avec la ZKB et d’autres partenaires. La plupart de ces projets sont aujourd’hui développés sur la plateforme Hyperledger Fabric. Swisscom est depuis fin 2016 membre du projet Hyperledger, l’un des premiers consortiums au monde.

Assistance lors des «Initial Coin Offerings»
Outre le conseil et la mise en œuvre d’applications de blockchains, Swisscom Blockchain SA accompagne aussi les «Initial Coin Offerings» (ICO). Il s’agit ici d’une source de financement alternative pour des projets et des entreprises qui est utilisée toujours plus souvent. Son principe est similaire à celui d’une entrée en bourse (IPO). Au lieu de francs et d’euros, les entreprises reçoivent des devises virtuelles, telles que les bitcoins ou l’ether. En contrepartie, les investisseurs reçoivent des devises négociables qui leur donnent donc droit à une partie des futures recettes ou à utiliser des prestations. La Suisse propose des opportunités particulières dans ce domaine grâce à la présence d’un environnement sûr et fiable. De par ses compétences informatiques, Swisscom est en mesure d’apporter une importante contribution au traitement sécurisé des transactions en coopération avec des partenaires spécialisés dans les secteurs de la finance et du droit.

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Victoria Marchand

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